Des mystères rôdent autour de chaque Clan. Un jour, la vérité surgira et tout éclatera.
 
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 Langue d'Aspic || 02/02

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MessageSujet: Langue d'Aspic || 02/02   Sam 17 Jan - 14:37





Langue d'Aspic




I N C I P I T


Evènements - Aspic : 8 lunes, rencontre avec Cobra, première confrontation. 13 lunes : extermination des Divergents. 17 lunes, fin de cycle : attaque du renard. 18 lunes, milieu de cycle : réveil d’Aspic.
Nom - Langue d'Aspic.
Âge - 18 lunes.
Clan - Mystère.
Rang - Espionne.
Sexe - Femelle.
Origines - Solitaire.
Famille - Narcisse (soeur - ennemie), Requiem (mère - décédée), Corbeau (père - décédé) & Élégance du Scorpion. (frère de coeur - P-D).




B  E  A  U  T  Y   I  N   T  H  I  R  D  S



Un physique des plus avenants, qui endormait la méfiance d’autrui. Cette démarche hypnotique, cette grâce aérienne, qui aurait pu se méfier d’une chatte comme celle-ci ? Tout en son apparence respirait l’innocence au premier abord ? En l’observant de loin, l’on ne constatait qu’une femelle au pelage ébène, constellé de plaques brunes et blanches sur le bassin, la nuque et le bout des pattes. Des pupilles vertes foncées, brillant d’un éclat mystérieux. Un doux sourire sur la gueule, l’air rêveur. Vous en venez même à vous demander : a-t-elle réellement une âme de vipère ?

La vipère, aussi appelée l’aspic, est un reptile m’a toujours fascinée. Aussi, je fis tout pour lui ressembler, mon physique m’y aidant. Vous n’ignorez sans doute pas qu’une vipère hypnotise en quelque sorte sa proie. La cible en question se retrouve envoûtée par ses ondulations gracieuses, et ne peut s’empêcher d’admirer ses écailles chatoyantes de vert émeraude saupoudrées de vert pomme. La future victime n’arrive plus à lâcher des yeux la prédatrice, et la dernière chose qu’il voit est le regard de l’aspic. La plus belle partie de son anatomie, sans aucun doute. Ces pupilles fendues à la verticale, entourés d’un vert luisant d’avidité, et lourds de menaces de mille et une tortures silencieuses, constellé de paillettes d’or, scintillant d’un éclat de satisfaction et de cruauté. La dernière chose que distingue sa victime, avant de ne finir dans ce gosier rose et chaud, ce sont ces crocs d’ivoire, luisants de venin et des rayons de soleil. Alors, à présent cher narrateur, allez-vous continuer à parler de mon allure candide, ou allez-vous décrire ce que vous voyez réellement ?

Pour apercevoir la partie cachée de l’iceberg, il faut vous approcher de plus près. Et d’un seul coup, vous comprenez ce que veulent dire les autres. Ces mêmes personnes la côtoyant jour comme nuit, supportant ses caprices et manières agaçantes. Vous l’apercevez telle qu’ils la voient au quotidien. Vous vous retrouvez soudainement enivrée par cette odeur entêtante du poison, qui vous montera à la tête, et vous la découvrirez sous son véritable jour. Cette démarche assurée, les griffes sorties de leurs fourreaux, s’imprimant à chaque pas dans la terre meuble. Ces pattes recouvertes de fourrure épaisse, de couleur de jais, parsemée de quelques poils bruns. Son corps enduit de fourrure tricolore, où le brun et le noir se livrent une bataille de territoire. Puis, le blanc s’ajoute à la danse, et s’incruste sur le bout de sa queue et sur ses oreilles. Parlant d’oreilles, avez-vous remarqué à quel point elles sont pointues ? Et ses yeux ? Ces pupilles, fendues plus que la normale, avec une pointe de provocation faisant étinceler ce vert si venimeux. Ce vert dur, comme une émeraude à l’état brut, comme le poison que l’on extrait de la vipère. Cette couleur chatoyante, dansant au gré des émotions. Là où l’on croit apercevoir l’aspic planter ses crocs, et faire jaillir son poison de ses crocs, interminablement. Sa carrure moyenne, son allure squelettique, ses iris brillant d’avidité, sa langue fourchue roulant sur ses adorables crocs d’ivoire. Ce sourire candide. Puis un pas de plus. Et vint le rictus.





F  U  C  K   O  F  F


Je prends la relève, narrateur. N’espère pas me décortiquer sur le point psychologique comme si tu m’avais étudié depuis mon enfance.

Je suis insupportable. J’impose le respect et la peur, mais je n’en éprouve pas à l’égard des autres. Pour moi, ils ne sont que figurants encombrants dans ma vie. Quel intérêt de témoigner du respect envers des Anciens, sous prétexte qu’ils ont combattu avant moi, alors qu’eux-mêmes se contentent de critiquer tous mes actes. Comme si les leurs avaient été plus glorieux. Je suis égocentrique, je l’avoue. Mais pourquoi se préoccuper de la vie de son prochain, alors qu’on a déjà bien à faire avec la sienne ? On me traite de vulgaire insolente à tout-va, juste parce que j’ose répondre à mes soi-disant supérieurs, en n’utilisant que des arguments tangibles ? Je suis une solitaire, détestant que l’on vienne la déranger pour des choses futiles, que l’on me colle ou essaye d’en savoir plus sur moi. Seule un matou peut le faire, et c’est mon frère. Presque personne n’est digne de confiance dans ce monde. Tous ces sentiments d’amour ou d’amitié ne sont qu’éphémère ou une façade. Il est facile de dire : « Je t’aime » et de ne pas en penser un mot. Il est simple de se dire ami d’une personne, pour lui planter un joli couteau dans le dos. Je suis froide, et acerbe envers mes interlocuteurs. Ne comptez pas sur moi pour vous sauver d’une quelconque situation. Je me contenterais de vous toiser d’un air glacial, avant de me détourner du spectacle pitoyable que m’inflige votre personne. Pourquoi mettrais-je en péril ma vie tranquille, pour tendre la patte vers un figurant insignifiant ?
Les seuls instants où je prête attention aux félins qui m’entourent, c’est lorsque je me sens d’humeur à détruire quelqu’un. Voir la victime baisser la tête sous les insultes, pour cacher ses larmes, voir ses oreilles s’affaisser cette lueur de bonheur se décomposer dans ses prunelles. Avant le point de non-retour, où la plupart des félins n’en reviennent pas indemnes. Voir le monde autour de moi, complètement déprimé, faible, c’est ma drogue. Certains vivent d’amour et d’eau fraîche, moi je me contente du malheur d’autrui. Je n’aime pas tuer, car cela me salit les pattes, sauf s’il s’agit de le faire proprement. Manipuler les gens est un de mes passe-temps préférés, car ces félins sont si…crédules. Est-ce que la personne détestable que je suis possède au moins une qualité ? Mais, chéri, tout ce que je viens d’énoncer sont mes qualités. Seulement, avec les deux neurones qui se battent en duel dans ton cerveau, tu n’as pas été capable de les percevoir.





I    S E E    F I R E    H O L L O W I N G    S O U L S



Les Bipèdes n’ont jamais été des personnes fiables. Chaque matou d’origine sauvage le sait, et ce dès la naissance. Mais les domestiques ? Ceux qui naissent dans les animaleries, se retrouvent séparés de leur famille et vendus à des Deux-Pattes, car leurs gosses ont trépigné pour assouvir leurs pulsions sadiques, qu’en savent-ils ? Rien. Alors, dès leur plus jeune âge, ils se retrouvent dans une prison à se faire tirer les moustaches et le poil, à boire de l’eau infecte et à ronronner lorsqu’on leur caresse le dos. Tout est magnifique au début, puis pour les gosses vous devenez inintéressant. Le chef de la maison commence à râler sur l’odeur qu’émane votre litière. Puis sur vos poils qui tombent. Et ça continue encore, et encore. Vous devenez encombrants, et vint un jour, où ils devront déménager. Ou partir en vacances. Ou à vous donner des coups de pied. Et ce jour-là, ces chats habitués à la vie douillette se retrouvent abandonnés. Ils deviennent des chats de gouttière, condamnés à se battre contre les intempéries de la vie pour survivre. Et ce qui les fait vivre, plus fort que le désir de la vie elle-même, c’est cette haine croissante envers les Bipèdes. Elle devient de plus en plus forte de jour en jour. Et cela rassemble les chats errants. Tant et si bien qu’ils en devinrent une Meute. Les Divergents.

« Corbeau, Narcisse ! Requiem est sur le point d’accoucher, ainsi que Rose ! Quelqu’un a-t- il vu Cobra ? Ne me dites pas qu’il est parti se terrer dans un coin, m’enfin voir sa compagne accoucher ne va pas le tuer ! »

Le matou en question jaillit de la pénombre des tanières en pierre, avec à ses talons, les deux autres félins appelés. Grimpant ces marches de pierre froide, ils débarquèrent presqu’en fureur dans la tanières des porteuses. Les soigneuses vaguaient d’un coin à l’autre, des remèdes et boules de mousse dans la gueule. Au centre de toute cette agitation, deux femelles en nage, griffant violemment leurs litières, côte à côte. Sans perdre un instant, Corbeau et Narcisse se précipitèrent au chevet de la féline de droite. Lui soufflant des encouragements, l’accablant de coups de langue frénétiques. Et enfin, la délivrance. Un petit paquet de poils s’extirpa du flanc de la nouvelle mère, et, tentant de se séparer de la couverture gluante qui l’entourait, vagit d’un son plaintif. Faim. Poumons qui brûlent. FAIIIM. Les larmes de joie et d'effort aux yeux, Requiem ramena sa fille en son giron, avant que celle-ci ne se mette à téter avidement. La petite famille était dans une sorte de bulle de bonheur, faisant abstraction du monde qui les entourait. Du moins, jusqu’à ce qu’une plainte déchirante ne la fasse éclater. À leur gauche, Cobra levait la tête vers le plafond rocheux, hurlant sa peine, qui résonna dans toute la Tanière. Les soigneuses secouaient la tête de tristesse, avant que l’un d’elle ne prenne délicatement le nouveau-né de l’un des Sept dans sa gueule, et le dépose près de Requiem. Le chaton rampa vers l’odeur enivrante, et se mit aux côtés de la chatonne, avant de lui aussi téter goulûment le liquide. Cobra posa un regard absent sur sa progéniture, avant de miauler d’un ton froid :

« Appelez-le Scorpion. »

Requiem se contenta de suivre du regard le matou abattu, et fit signe à son compagnon d’aller rejoindre son compatriote. Reportant son attention vers ses petits protégés, elle ne put s’empêcher de pousser un cri de surprise, tandis que la nouvelle grande sœur en fit de même. La chatonne avait ouvert les yeux un bref instant, dévoilant à la vue de tous des pupilles fendues à la verticale, entourés d’un vert étincelant. Et pendant que la femelle rabattait ses paupières sur ses étonnantes opales, sa mère miaula :

« Je vous présente Aspic. »

❄❄❄

Cependant, leur enfance prit fin trop tôt. Des félins vivant en Communauté dans un bâtiment à Bipèdes, c’était presque trop beau pour durer. Surtout avec tous les désagréments Vers leurs huit lunes, Narcisse, la grande sœur d’Aspic les emmena en virée dans la forêt, pour leur apprendre à chasser. C’était un de leurs premiers jours d’apprentissage et les deux chatons tremblaient d’excitation à l’idée de leur première partie de chasse. Reniflant le parfum alléchant du gibier, Aspic ne put se retenir de se lécher les babines, les moustaches frémissantes. Puis, la grande femelle blanche les stoppa d’un mouvement de queue, le museau en l’air. Elle semblait d’un coup-vive et les deux jeunes ne purent s’empêcher de la fixer avec curiosité. Avant de lever le museau et de se figer à leur tour. Une odeur étrangère leur parvenait, provenant ni d’un Bipède, ni d’un domestique trop aventureux. C’était celle d’étrangers. Le mystère sur l’identité de cette senteur ne tarda pas à s’éclaircir, lorsqu’un petit groupe de félins fit son apparition. Ils étaient quatre. Deux matous, deux femelles. L’un des matous était légèrement en avant, sans doute le chef de Meute. Cela se confirma lorsqu’il prit la parole, d’une voix douce, hypnotisant presque ses interlocuteurs :

« Bien le bonjour, voisins. Que faites-vous dans notre forêt ? »

La femelle écaille tiqua à l’appellation « nôtre » et réagit au quart de tour. Faisant quelques pas vers le Meneur ennemi, elle planta ses pupilles fendues, vers celles ovales, de couleur grenat, de son interlocuteur. Elle rétorqua sur un ton méprisant :

« Votre forêt ? Très bien, cite moi le lieu où vous logez, depuis quand, pourquoi le « notre forêt », et surtout comment oses-tu appeler NOTRE forêt, la vôtre ? Surtout que l’on ne vous a jamais vu par ici ! »

Le matou baissa la tête vers elle, avec un regard amusé, et une lueur…d’avidité ? Aspic n’en était point sûre, elle avait disparue si rapidement. Quelque peu inquiet qu’elle ne se fasse attaquer, son frère se mit à ses côtés, défiant la troupe ennemie du regard. Enfin, le chef ennemi releva la tête et miaula sur un ton quelque peu moqueur à Narcisse :

« Eh bien, c’est qu’ils sont courageux tes gosses ! »

Un miaulement indigné sortit de la bouche de Scorpion, qui marmonna un : « On n’est pas des gosses, bordel ! » tandis que Narcisse balbutiait quelques mots bredouilles :

« Mais ce ne sont pas mes gosses ! C’est ma petite sœur et son ami ! On vit dans le bâtiment à Bipèdes avec le reste de la Communauté, mais je suis célibataire ! »

Aspic leva les yeux au ciel et lança à sa sœur sur un ton venimeux :

« C’est bon, t’as fini de raconter ta vie ? Tu veux pas tous les inviter chez nous, histoire de faire copain-copain tous ensemble tant qu’on y est ?! »

Narcisse feula d’un air indigné, gênée que sa petite sœur la mette en embarras devant un si beau mâle. Car il ne fallait pas le nier, le Chef avait de cette beauté des plus vils serpents. Ces pupilles grenat brillant d’un éclat mystérieux. Un pelage de neige scintillant vivement sous le soleil. Une carrure et des muscles roulant sous une mince fourrure. Il ressemblait à ces rois mystérieux que l’on retrouvait dans les contes. Ce genre de roi qui ne laissait personne déchiffrer ce qu’il pensait réellement, qui avait toujours une idée derrière la tête. Ce genre de monarque que l’on peut penser juste, mais qui est capable de mille atrocités pour parvenir à ses fins. Pour les gens crédules, il est le Messie en personne, le prince charmant de ces dames naïves, le Meneur des faibles. Pour d’autres, trop méfiants, il n’inspirait pas confiance, d’autant plus qu’une aura malsaine semblait émaner de sa personne. La femelle aux opales vertes revint vers sa sœur, son ami sur les talons, avant de faire claquer sa langue impatiemment devant l’expression béate d’admiration qu’avait sa grande sœur. Cette dernière se pâmait complètement devant le Meneur, qui pourtant n’avait d’yeux que pour Aspic. La petite en question se retourna une dernière fois vers la troupe d’étrangers et cracha :

« Je vous conseille de partir. Nous n’apprécions pas vraiment que des étrangers débarquent en touristes et s’approprient nos territoires du jour ou lendemain. Alors, restez encore quelque temps, puis cassez-vous. »

Et tandis que les deux autres chats la suivaient, Narcisse encore frappée par ce coup de foudre à sens unique, le matou demanda une dernière fois :

« Et quel est ton nom, petite femelle ? »

« Aspic. »


Et ils quittèrent la clairière.

❄❄❄

Cependant, leur enfance prit fin trop tôt. Des félins vivant en Communauté dans un bâtiment à Bipèdes, c’était presque trop beau pour durer. Surtout avec tous les désagréments qu’ils causaient dans la ville, tant et si bien que les Deux-Pattes capturèrent certains de leurs compatriotes. Et avec la troupe ennemie qui s’était installée dans leur forêt, habituel terrain de chasse, la Meute finit par se retrouver pris en étau. Et elle tomba dans les mains de l’ennemi à cause d’une trahison. Jamais Aspic n’oublierait cette nuit-là. Cette nuit-là, où elle et Scorpion avaient tout perdu.

Comment oublier cette nuit sanglante, où les Ténèbres avides de notre famine et notre détresse, s’étaient enfin jetées sur nous, telles des démons surgissant des crevasses de la terre ? Cette nuit où les Troupes de l’Enfer ont fondu sur nous tels des rapaces, avides de notre chair, de notre liquide vermeil. Notre dernière bataille. Notre dernière lutte en tant que Divergents. Car lorsque l’aube parut, nous n’étions plus rien. Nous étions orphelins dans un monde qui nous avait rejeté trop tôt. Nous parents avaient combattu jusqu’à leur dernier souffle pour tenter de sauver leur progéniture. Mais nous en étions les seuls rescapés. La vengeance bouillonnait dans nos veines, rugissait dans nos tempes, mais que pouvions-nous faire tous les deux, face à cette assemblée de démons ? Notre haine grondait, envers la personne qui nous avait tous trahi. Pour un amour aveugle. Un amour à sens unique. Ma sœur, Narcisse, avait tué mes parents, et le père de Scorpion, avait mené les chats de la forêt jusqu’à notre base, par amour. Envers un mâle qui l’avait utilisé impunément. Je le savais, et j’eus confirmation lorsqu’il le chuchota à mes oreilles. Avant qu’elle ne se jette sur moi, folle de rage et de jalousie, car il avait osé s’approcher de moi aussi près. Ce fut aussi à ce moment que je reçus un sang qui n’était pas le mien. Et que nous perdîmes Requiem. Et que mon père, fou de rage et de douleur, fonça vers son assassin, tandis que Scorpion m’entraînait à sa suite. Dehors, nous entendîmes les miaulements de douleur et de défi de nos troupes. Le Soleil s’éveillait, étendant sa nappe rosée, chassant les étoiles, qui s’empressèrent de s’effacer, ne voulant plus porter pour responsabilité le génocide de cette nuit. Et enfin, lorsque le Soleil fut haut dans le ciel, un silence de mort régnait. Avant qu’un miaulement de triomphe et de cruauté ne retentisse dans la lumière du jour. Nous avions perdus.

❄❄❄

Depuis combien de temps fuyaient-ils à travers les landes ? Combien de fois avaient-ils fait demi-tour, tourné en rond, louvoyé dans les fourrés humides et nagé dans des rivières pour fausser les pistes ? Car ils seraient traqués, ils le savaient. Néanmoins, ils surent que ce ne serait pas suffisant, et lorsqu’ils aperçurent les feux d’un camp de Bipèdes non loin, ils n’hésitèrent pas un seul instant. Il fallait tenter le tout, pour qu’il ne les retrouve pas. L’automne pointait le bout de son nez, et déjà, les feuilles se coloraient de rouge et d’or. Mais dans le camp des Deux-Pattes, l’automne était d’une sobriété sans égale. La pluie, tantôt fine, tantôt averse, était toujours froide et gelait jusqu’aux os. Les deux jeunes félins se devaient de trouver un abri chaud avec de la nourriture, sans quoi ils ne passeraient pas la nuit vivants. Après des heures d’errance sous la pluie et le froid, Aspic sentit l’irritation, mais surtout le désespoir la gagner. Ainsi donc, même la nature se liguait contre eux ? Elle allait se contenter de croiser les bras, et les observer lutter contre les éléments jusqu’à la défaite de leur enveloppe physique ? Non ! Nous ne devons pas abandonner. Nous ne pouvons pas abandonner ! Pas ici, pas maintenant !

Puis, un bruit de pas. Très léger, que l’on n’entendait presque pas à cause du martèlement de l’averse sur la terre gelée. Levant les yeux, Aspic distingua une silhouette perchée sur une clôture en bois. Sur le qui-vive, elle enroula sa queue à celle de Scorpion pour le prévenir de la présence étrangère. Son poil brun, plaqué sur ses maigres côtes, se hérissa sous un frisson de l’échine, et les griffes sorties de ses fourreaux, elle cracha, peu avenante :

« Qui es-tu, que veux-tu et depuis combien de temps nous suis-tu ?! »

La silhouette sauta sur le sol glacé et leur fit face, pas intimidée pour un sou. Une femelle haute sur pattes, au pelage gris foncé, et aux opales d’un bleu azur. Celle-ci se contenta de formuler, sur un ton calme et réfléchi :

«  Vous devez avoir froid. Venez, je connais un endroit pas loin. On y sera au chaud et à l’abri de cette pluie agaçante. »

Aspic plissa les yeux, et miaula avec méfiance :

« Et qu’est-ce qu’il nous dit que nous devons te faire confiance ?

- Rien. Mais vous pouvez tout aussi bien crever dans la rue si ça vous chante. »


Scorpion grogna sur un ton fatigué :

« Oh, et puis franchement, dis-moi qu’est-ce qu’on a à perdre ? Alors qu’on meure dans cette putain de rue, ou qu’elle nous tue là-bas quelle sera la différence ? »

C’est vrai que nous n’avions plus rien à perdre. Faisant un bref signe de tête à l’inconnue, elle grogna :

« Allons-y. »

❄❄❄


Hiver. Ils étaient devant une lande, recouverte d’un blanc éclatant, d’où quelques touffes d’herbe parsemées ici et là. Dévalant la pente à grandes enjambées, faisant voltiger des gerbes de neige autour d’eux, après tant d’aubes à marcher, à lutter contre les larmes et à sentir ce sentiment de frayeur d’être retrouvés sur le cœur, ils pouvaient enfin laisser libre cours à leurs émotions. Le site sur lequel il se trouvait était assez grand pour qu’on ne les retrouve pas et pour qu’ils y courent des jours heureux. Pour la première fois depuis trois lunes, Aspic esquissa un vrai sourire. Pas un rictus suintant d’ironie et de mépris, non un de ces fameux sourires mystérieux mais à la fois qui vous apaisent. Elle se tourna vers son ami de toujours, et lui lança, rayonnant de joie :

« Tu vois Scorpion ? Je t’avais dit que l’on y arriverait !

-  On a enfin un chez-nous alors ?

- Oui. »


❄❄❄

« Aspic ! Viens voir ! »

La femelle interpellée se dirigea vers la voix de son frangin, qu’elle retrouva plantée devant un trou béant. Trou qui dégageait une odeur nauséabonde. La jeune adolescente fronça le museau, et grogna à Scorpion :

« Putain, mais ça pue ! Je ne m’imagine pas vivre dans un trou aussi étroit de toute façon.

-  À ton avis, qui est-ce qui vit ici ?

- Sûrement quelqu’un qui n’a pas fait de toilette depuis des siècles ! »


Un bruit dans les fourrés la mit sur le qui-vive. Faisant volte-face, le museau levé, elle éternua face à la puanteur qui se faisait de plus en plus forte dans l’air et grogna à son partenaire :

«  Je crois que l’on a notre réponse sur la personne qui habite dans cette cavité, frérot ! »

Une créature au pelage aussi rouge que la braise, une tête triangulaire, un museau noir, des petits yeux malfaisants fixant tour à tour les deux impudents, tentant de deviner qui attaquerait en premier. Une gueule qui s’entrouvrit sur un grognement, dévoilant des crocs jaunes intimidants. Plus terrifiée que n’oserait se l’avouer à elle-même, Aspic se planta pourtant devant son meilleur ami, comme pour le protéger du danger imminent. Elle eut juste le temps de hurler : « Cours ! » avant que la bête ne se jette sur eux. La femelle sut qu’elle ne pourrait aller bien loin lorsqu’elle sentit les griffes du monstre s’enfoncer durement dans son arrière-train. Elle hurla de douleur et fit volte-face pour asséner un violent coup de griffe sur le museau du démon roux. Démon qui poussa un violent grognement de douleur, et faisant voltiger des gouttes de sang un peu partout, lui sauta à la gorge. Étouffée par le poids et l’odeur nauséabonde, son champ de vision empli de poils roux, Aspic ne put s’empêcher de pousser un cri de désespoir, lorsqu’elle distingua une paire de crocs gigantesques se rapprocher de sa gorge inexorablement. Ses opales vertes scintillaient de désespoir, et ses pattes martelaient désespérément le ventre de son agresseur. Qui bientôt se fit violemment poussé sur le côté. Se redressant avec difficulté, les jambes encore tremblantes de la frayeur d’avoir échappé de peu à la Mort, elle hurla un « Non ! » lorsque la bête plongea vers celui qui avait osé l’interrompre dans sa mise à mort. Scorpion fut projeté à plusieurs queues de renard, et retomba en émettant un son plaintif. L’animal ne perdit pas de temps, et sauta à la nuque de son meilleur ami. Pleine de désespoir de perdre le dernier pilier de sa vie, elle se précipita sans réfléchir et martela le dos du rouquin de griffures. Mais ce n’était pas suffisant. Du sang perlait du crâne de Scorpion, et un premier craquement se fit entendre. Hurlant de rage, elle intensifia ses coups. Et ils débarquèrent. Cinq félins bondirent hors des fourrés, si rapides, et plongèrent en un même élan sur le démon. Ce dernier lâcha enfin son meilleur ami, qui glissa lamentablement au sol, tandis qu’Aspic se précipita vers lui, tremblante de peur. Elle poussa un infime soupir de soulagement lorsqu’elle vit son flanc se soulever faiblement et lui chuchota tout de même à l’oreille une litanie incessante de : « Reste avec moi, putain, reste avec moi… » Le combat faisait rage, mais elle n’y prêtait pas vraiment attention. Les sons de lutte lui parvenaient en sourdine à ses oreilles, n’étant concentré que sur le faible souffle de son ami. Une immense fatigue s’abattit sur elle, et ses yeux papillonnèrent doucement. Elle tenta de s’accrocher aux bribes de sa conscience encore éveillée, mais capitula malgré elle, en chuchotant d’une voix déjà ensommeillée, vers Scorpion que l’un des félins emportait dans sa gueule :

« Où l’emmenez-vous… ? »

Et ce fut le trou noir.

❄❄❄

Réveil. Ses paupières papillonnèrent doucement, tentant protéger les iris émeraude agressés par un rayon de lumière vive. Relevant la tête, Aspic balaya les lieux d'un regard confus et encore engourdi de fatigue. Elle se trouvait dans une petite tanière où les branchages entrelacés se recroquevillaient  par le froid, couverts de poudreuse. Flashback. Se redressant d'un coup sur sa couche, elle grinça des dents sous la brûlure d'une entaille au flanc. Elle claudiqua jusqu'à l'entrée de la tanière, et plissa des paupières sous les rayons grisâtres qui perçaient les nuages. Elle survola le camp d'un vague coup d'œil, tentant de repérer une fourrure aux reflets bleutés dans cet amas de robes sombres rassemblés devant un monticule de roches.  On se serait crus à un enterrement, tout le monde s'est revêtu de son habit le plus terne et le plus sombre. S'avançant, sans prendre compte des grondements d'avertissement des matous qu'elle bousculait sur son passage, elle se plaça juste en dessous du surplombement et patienta, fixant la femelle tigrée qui dominait l'assemblée, la contemplant de son regard ambré. Elle donnait l'impression de la surplomber, de la dominer, que tout ce qui était en contrebas n'était que de pitoyables sujets, tout juste bons à balancer dans la gueule de ses ennemis afin de les affamer un peu plus. Aspic haïssait la domination, et sa haine pour les commandants en tout genre ne faisaient qu'accentuer ce qu'elle voyait, lui donnant la vision qu'elle souhaitait contempler et haïr de tout son cœur. Elle détestait déjà cet endroit. Il lui rappelait son ancien groupe, son ancienne famille, qui avait été décimée en l'espace d'une nuit, après des saisons d'existence. Elle était à présent persuadée que toute organisation de félins dans un quelconque endroit était éphémère, et que quelque part, peut-être même le jour de sa conception, le date et la cause de sa destruction était déjà inscrite dans les cieux. De tous les rassemblements qu'elle avait croisés depuis le début de son escapade, ce Clan, comme ils se plaisaient à l'appeler, était de loin celui qui l'écœurait le plus. Ne pouvant supporter la vue de ces félins niais, elle s'extirpa de la foule et se dirigea vers la tanière qu'elle avait quittée précédemment.  

« Ton ami n’a pas été placé dans la même tanière que toi. »

La jeune femelle se retourna, sur ses gardes, et fusilla du regard le vieux matou qui lui avait adressé la parole. Ce dernier avait le regard lucide et sage, pas comme un de ces stupides fanatiques qui se contentaient d’obéir aveuglément aux ordres de X et Y, les yeux béats d’admiration devant une personne. Non, lui semblait libre. Mais ce n’est pas pour autant qu’elle baissa sa défense devant ce matou à l’air avenant. Vigilance constante. Le poil hérissé et les yeux lançant des éclairs, elle cracha :

« Dis-moi où il est au lieu de faire du suspense à deux balles. »

Directe. Elle perdait patience, car l’impression de manque se faisait oppressante. Elle trépignait littéralement sur place, transférant son poids d’une patte à l’autre, et ses yeux, bien qu’écarquillés de colère, fouillait les alentours, roulant dans leurs orbites à une vitesse folle. Enfin, le vieux matou désigna une petite tanière, presque cachée sous la neige et un peu à l’écart du camp, en lâchant dans un soupir fatigué :

« Je l’ai placé là-bas, afin qu’il soit dans un environnement plus…calme. Le camp grouille d’activité et les gens sont nerveux depuis votre découverte par la patrouille et la fuite du renard.



- Parce que vous n’avez même pas pu le tuer ? Vous êtes vraiment des incapables !

- Nous avions ton ami, Scorpion, en situation critique.

- Ce n’est pas une excuse. Comment connaissez-vous son nom d’ailleurs ?!

- Tu ne cessais de le répéter dans ton sommeil. Quel est le tien, d’ailleurs ?

- Inutile que vous le sachiez. Nous ne resterons pas longtemps ici. »

Ils avaient continué leur conversation en se dirigeant presqu’inconsciemment vers la tanière où se reposait le jeune matou au pelage corbeau. S’engouffrant dans la tanière sombre, elle fut aussitôt frappée par la familière odeur du sang et des plantes. Fronçant le museau sous le fumet de ce mélange écœurant, elle se précipita au chevet de son ami. Le corps de ce dernier semblait être un vestige d’entailles en tous genres : des grandes, des petites, des larges, des superflues…Mais celle qui horrifia le plus Aspic fut sans doute celle qu’il portait à la nuque. Large de huit pouces, elle dessinait le pourtour du crâne et semblait s’enfoncer profondément dans la peau du crâne, comme si elle cherchait à atteindre la cervelle de son ami. Les poils autour de ce qui avait failli être le coup fatal pour son ami avaient été arrachés, sans doute pour écarter tout risque d’infection. Derrière, le vieux matou marmonnait des mots dans sa moustache tout en mélangeant diverses plantes dont l’odeur douceâtre monta à la tête de la jeune femelle. Celle-ci détourna les yeux pour se cacher la vision du corps de son meilleur ami. Elle murmura dans un souffle, des mots presqu’imperceptibles. Le vétéran se détacha de sa tâche et lui demanda de répéter, intrigué.

« Dans combien de temps sera-t-il sur pied ?

- Je ne saurais le dire. Il est probable qu’il se réveille dans les aubes à venir, mais il devra évi-ter tout mouvement brusque dans les prochaines lunes à venir. Le pire est derrière nous, mais il ne faut pas exclure une possibilité d’infection, ou une réouverture des tissus membraneux. »


Elle se contenta de hocher la tête, confuse, avant de sortir à reculons de la tanière en balbutiant quelques paroles inintelligibles. Une fois à l’air libre, elle se mit à courir, prenant une espèce de tunnel de ronces, avant de se retrouver en pleine forêt. Ne faisant pas attention à l’endroit où ses pattes la dirigeait, elle slalomait entre les arbres décharnés, qui tendaient leurs bras nus vers le ciel blanc, entonnant une litanie sifflante avec la brise qui jouait avec les crevasses de leurs troncs usés par les âges. Elle envoyait des gerbes de neige fondue un peu partout à chaque virage, faisant fuir le rare gibier qui n’était pas encore en hibernation, ses pattes tambourinant la terre gelée au rythme de sa course. Les arbres tournoyaient autour d’elle, lui donnant l’impression que la forêt était sans fin. Puis soudain, il n’y eut plus d’arbres. S’arrêtant net, elle dérapa sur les herbes plombées de neige, manquant de finir le museau dans la poudreuse. Elle s’ébroua un coup, s’assit sur un tapis d’herbes gelées et observa les alentours. Une simple clairière, placée au milieu des bois, avec sol en terre battue, sur laquelle poussait de mauvaises herbes gorgées d’eau. La jeune femelle leva le museau vers le ciel et hurla. Elle hurla, hurla, hurla de toutes ses forces, avec toute son âme. Elle hurla sa rage et son désespoir d’avoir vu sa famille décimée, sa crainte de perdre son dernier lien familial et amical. Elle hurla son dégoût envers ce Clan de chats qui obéissaient aveuglément à un seul Chef, son impuissance. Elle cria jusqu’à en avoir la gorge éraillée, et peu à peu, elle s’arrêta. La nuit était tombée, et les étoiles clignotaient déjà dans le ciel. Elle abaissa la tête, essuya rageusement les larmes qui avaient coulé d’un coup de patte, et se releva. Elle balaya les environs du regard. Renifla l’air. Et se rendit à l’évidence. Putain, fais chier, j’me suis perdue.






L A   D R O G U É E   D U   P R É A U


Puf - Roussy/Destroy.
Pays - France.
Âge - 15 ans.
Passions - Les mangas, Pokémon, les livres et les MMORPG. Lesjoints aussi, mais c'est un secret. J'suis une grosse gamine dans ma tête 8D.
Compétences - Je RP depuis près de trois ans maintenant, j'ai l'impression d'être une vieille un peu ;-;
As-tu lu le règlement ? - Yes, sir ! (Happy, sors de ce corps.)
Codes -  Validoche by Power
Questions -
Comment trouves-tu le forum ? - Bah, il est bien, j'aime bien la bannière, et puis je me serais pas inscrite si le contexte ne m'avait pas attirée un minimum.
Est-ce un premier ou un second compte ? - First account.
Autre -J'aime bien vos smileys Pedobear, ça me rappelle une ancienne époque x)




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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Sam 17 Jan - 14:39

Bienvenue. ♥
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Sam 17 Jan - 15:32

Bienvenue 8D enfin une espionne ! J'aime ton nom, le gif, puis ta signa aussi :) réserve-moi un lien chou What a Face
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Sam 17 Jan - 15:43

Merci à vous deux, et oui, oui je réserve un lien 8D
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Sam 17 Jan - 21:35

Bienvenue
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Sam 17 Jan - 23:02

Bienvenue !
Ton personnage est pour le moins intéressant. J'exige qu'en tant que sœur de pseudo, tu me réserves un lien :D En plus tu aimes Pokemon, nous sommes faites pour nous entendre ! :3
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Sam 17 Jan - 23:21

Bienvenue ♥
Bonne chance pour ton histoire et au plaisir de RP.

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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 1:16

Merci à vous tous ! Pour les liens, vous inquiétez pas, je note cela dans un coin de ma vieille caboche de poisson rouge 8D
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 7:35

Bienvenue, sympathique présentation, néanmoins je suis pas fan de ton nom.
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 13:13

Bienv'nue !
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 17:55

Welcome ♥
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 18:51

Bienvenue sur le forum ♥ Joli nom au passage c:
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 18:52

Bienvenue ♥
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 20:03

Bienvenue solitaire!
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 20:35

Merci à vous tous & Twist pas grave s'il ne te plaît pas, il ne pouvait pas plaire à tout le monde x)
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 21:39

Dis-moi, je peux valider ?

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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 22:25

Non, pas encore, je n'ai pas fini enfait xD
Par contre, je ne pourrais pas poster avant mercredi, car je suis en internat :B
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 18 Jan - 23:42

Oki ♥
Je te laisse jusqu'au 26/01 !

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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Jeu 22 Jan - 11:26

Owh, j'étais pas venue te dire bienvenue encore. Razz
Voilà qui est donc fait ! Bienvenue, copine de noms compliqués. Cool
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 25 Jan - 20:27

Merci & pour le fact du nom compliqué, le tien l'est plus que le mien (je ne sais même ce qu'il veut dire xD).
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Lun 26 Jan - 21:52

Coucou ! Le délai se termine aujourd'hui. Besoin d'un délai supplémentaire ?

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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Mer 28 Jan - 18:22

Oui juste jusqu'au 2 février s'il te plaît (j'écris la fin dès que j'ai un trou dans mon emploi du temps enfait xD)
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Mer 28 Jan - 18:56

Délai accordé I love you
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Dim 1 Fév - 19:30

J'ai - enfin - fini ma présentation 8D.
Bon, je sais que la fin est un peu particulière, mais j'ai une idée très précise de scénario.
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MessageSujet: Re: Langue d'Aspic || 02/02   Lun 2 Fév - 15:51

Merci de prévenir dans le sujet adéquate ^^

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